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La photo de la semaine : une aurore boréale sur la Voie lactée… en Bretagne

Aurore boréale rouge au-dessus des menhirs des alignements de Carnac, avec light painting — photographie de Franck Besrest

Chaque année début mai, le concours Milky Way Photographer of the Year fait le tour du monde : les 25 plus belles photos de la Voie lactée, sélectionnées parmi un nombre record de 6 500 candidatures, reprises par la presse internationale. Et cette année, l’une des images les plus commentées a été prise… en Bretagne, à la pointe de Pen-Hir, sur la presqu’île de Crozon.

La photo : « Where Earth Meets the Cosmos », d’Andrea Curzi

Le photographe italien Andrea Curzi sillonnait les côtes de Normandie et de Bretagne en camping-car depuis deux semaines, bataillant contre le vent et les nuages. Une seule nuit claire s’est offerte à lui — et quelle nuit. Posté sur la lande de Pen-Hir pour un panorama à 200°, il remarque en vérifiant ses fichiers une lueur rouge inattendue : une aurore boréale venait de se lever sur la Bretagne.

Dans une seule composition, son image rassemble une combinaison de phénomènes exceptionnelle : l’arche d’hiver de la Voie lactée, l’aurore, la lumière zodiacale, l’airglow, Orion et la boucle de Barnard, les Pléiades, les nébuleuses Rosette et Californie, Andromède et Jupiter. → Voir la photo et les 25 lauréats sur Capture the Atlas (je ne la reproduis pas ici, par respect du droit d’auteur — allez la voir, elle le mérite).

Mon regard de photographe

Ce que j’admire dans cette image, ce n’est pas seulement le résultat, c’est la méthode. Techniquement, c’est un travail d’orfèvre : 12 poses empilées pour le premier plan (focus stacking), 7 poses suivies sur monture équatoriale pour le ciel, un boîtier défiltré pour capter l’hydrogène des nébuleuses, un filtre H-alpha. Chaque pose fait 3 minutes : la moindre erreur de suivi, et tout est à refaire.

Mais la vraie leçon est ailleurs : deux semaines d’échecs, de vent et de ciels bouchés… et une seule nuit qui s’aligne. C’est exactement ça, la photo de nuit : une préparation minutieuse qui se tient prête pour l’imprévisible. Les images les plus mémorables naissent souvent des conditions qui semblaient perdues.

La Bretagne, terre de ciels noirs

Que cette photo soit bretonne n’a rien d’un hasard. Loin des grandes métropoles, les pointes du Finistère et du Morbihan offrent des ciels parmi les plus purs de France. C’est ce qui me pousse, nuit après nuit, à retourner photographier les alignements de Carnac sous les étoiles — il y a quelque chose de vertigineux à cadrer la Voie lactée au-dessus de pierres dressées il y a 7 000 ans.

Et ce phénomène, je l’ai vécu aussi. La même vague d’aurores qui a illuminé Pen-Hir a embrasé le ciel au-dessus des alignements de Carnac — j’y étais, trépied planté dans la lande :

Aurore boréale rouge au-dessus des menhirs des alignements de Carnac, avec light painting — photographie de Franck Besrest
Mon aurore boréale sur les alignements de Carnac — bientôt disponible en tirage d’art (me contacter pour réserver le vôtre).

Si cette image d’Andrea Curzi vous a donné envie de lever les yeux, explorez ma collection Mégalithes — Géant du Manio sous les étoiles, light painting nocturnes, pleines lunes sur Carnac — ou demandez-moi une photo de nuit sur mesure : votre paysage breton préféré, sous le ciel qu’il mérite.

Franck Besrest — photographe de Bretagne, Carnac & Morbihan.
Crédit photo du concours : Andrea Curzi / Capture the Atlas — Milky Way Photographer of the Year 2026.

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